Basenews
Publié le 26 Août 2026 par David Beauchemin, Ph. D.
Une entreprise québécoise de logistique a découvert que son algorithme de tarification défavorisait systématiquement certaines régions rurales, sans que personne, en interne, n’ait été en mesure d’expliquer pourquoi. Ce type de situation illustre exactement les enjeux que les projets de loi C-27 et C-36 cherchent à encadrer : la protection des renseignements personnels et la responsabilisation des systèmes d’intelligence artificielle (IA) dans le secteur privé.
Déposé en juin 2022 par le ministre de l’Innovation à la Chambre des communes, le projet de loi C-27 représente la réforme la plus ambitieuse de la législation canadienne sur la vie privée depuis l’adoption de la LPRPDE en 2000. Il est mort au feuilleton lors de la prorogation parlementaire de janvier 2025. Le 15 juin 2026, le gouvernement a déposé le projet de loi C-36, une troisième tentative de réforme. Le C-36 reprend l’essentiel de la LPVPC, mais abandonne la réglementation propre à l’IA.
Dans cet article, on explique ce que le projet de loi C-27 prévoyait pour la protection des renseignements personnels et l'encadrement de l'IA, pourquoi il est mort au feuilleton en janvier 2025, et ce que son successeur, le projet de loi C-36, déposé le 15 juin 2026, change concrètement pour votre organisation. On vous donne aussi des pistes pratiques pour anticiper la conformité dès maintenant.
Le projet de loi C-27 ne se limite pas à une simple mise à jour de la législation sur la vie privée des consommateurs. Il introduit un cadre entièrement nouveau pour l’encadrement de l’IA au Canada, une première dans l’histoire législative canadienne. Ce projet de loi se compose de trois lois distinctes, chacune remplit un rôle précis dans la protection des droits des Canadiens :
| Loi | Acronyme | Objet principal |
|---|---|---|
| Loi sur la protection de la vie privée des consommateurs | LPVPC | Remplace la LPRPDE pour le secteur privé. Renforce les droits individuels et les obligations des organisations traitant des renseignements personnels. |
| Loi sur l’intelligence artificielle et les données | LIAD | Premier cadre fédéral canadien dédié à l’IA. Encadre les systèmes commerciaux à « incidence élevée » dans le secteur privé. |
| Loi sur le Tribunal de la protection des renseignements personnels et des données | s. o. | Crée un tribunal indépendant pour traiter les appels des décisions du Commissaire et imposer les sanctions. |
Le projet de loi C-27 est mort au feuilleton en janvier 2025 : il n’a aucune portée légale actuelle. Sans ce projet de loi, c’est la LPRPDE fédérale (2000) et les lois provinciales, dont la Loi 25 au Québec, qui s’appliquent. Les orientations du C-27 restent toutefois un signal clair de la direction que prendra la réglementation canadienne, et le gouvernement a déposé le projet de loi C-36 le 15 juin 2026, en première lecture. Ce nouveau projet abandonne la LIAD et se concentre sur la protection de la vie privée des consommateurs via la LPVPDC.
Comprendre où en est le projet de loi C-27 dans le processus parlementaire canadien est essentiel pour évaluer l’urgence d’agir. Voici les étapes clés de ce projet de loi depuis son dépôt à la Chambre des communes.
| Étape | Date | Détail |
|---|---|---|
| Dépôt en première lecture | Juin 2022 | Le ministre de l’Innovation présente le projet de loi C-27 à la Chambre des communes lors de la 44e législature. |
| Deuxième lecture et débat | 2022–2023 | Débats généraux sur le principe du projet de loi. Critique bipartisane sur certaines dispositions de la LIAD. |
| Renvoi au Comité permanent | Novembre 2023 | Le projet de loi C-27 est renvoyé au Comité permanent de l’industrie et de la technologie pour étude article par article. |
| Étude en comité | 2023–2024 | Le Comité permanent tient de nombreuses audiences, entend des experts et propose des modifications substantielles à la LIAD. |
| Mort au feuilleton | Janvier 2025 | La prorogation du Parlement met fin à la session. Le projet de loi C-27 meurt au feuilleton. La LPRPDE reste la loi applicable. |
| Dépôt du projet de loi C-36 | Juin 2026 | Le 15 juin 2026, le ministre Evan Solomon dépose le projet de loi C-36, qui propose la Loi visant à protéger la vie privée et les données des consommateurs (LPVPDC). Contrairement au C-27, le C-36 ne comprend pas de cadre législatif sur l’IA. Il est en première lecture. |
Le projet de loi C-27 a fait l’objet d’un examen approfondi par le Comité permanent de l’industrie et de la technologie de la Chambre des communes. Les principales critiques portaient sur le manque de précision dans la définition des systèmes d’IA à incidence élevée, les pouvoirs étendus du Commissaire à l’IA, et l’absence de référence explicite aux droits fondamentaux dans le texte de la loi.
Depuis le dépôt du projet de loi C-36 le 15 juin 2026, un successeur au C-27 est en cours d’étude parlementaire. Il reprend l’essentiel de la LPVPC mais adopte une approche différente : pas de LIAD, un nouveau régulateur (la Commission canadienne de la sécurité numérique et de la protection des données), et l’encadrement de l’IA limité aux décisions automatisées au sein de la loi sur la vie privée. Au Québec, la Loi 25 est d’ores et déjà en vigueur. Les organisations qui ont commencé à s’y conformer sont bien positionnées pour le C-36 également.
La Loi sur la protection de la vie privée des consommateurs (LPVPC) introduit des droits que les Canadiens n’ont pas encore dans la législation fédérale actuelle, mais que les résidents québécois connaissent déjà grâce à la Loi 25. Ces droits protègent la vie privée dans l'économie numérique :
Pour les organisations du secteur privé, ces droits se traduisent par des obligations concrètes : cartographier les données collectées, documenter les bases du traitement des renseignements personnels, et mettre en place des mécanismes de réponse aux demandes d’accès dans des délais stricts.
La Loi sur l’intelligence artificielle et les données (LIAD) est la pièce maîtresse du projet de loi C-27 pour les entreprises technologiques. Elle introduit la notion centrale de « système d’IA à incidence élevée » : tout système dont les décisions ou recommandations peuvent avoir des répercussions significatives sur la santé, la sécurité, les droits fondamentaux ou les libertés d’une personne. La LIAD vise exclusivement les activités commerciales. Les activités gouvernementales et de sécurité nationale restent hors de son champ d’application.
Un chatbot de service client standard ne sera probablement pas considéré comme un système à incidence élevée. En revanche, un algorithme qui décide d’accorder ou de refuser un prêt, ou qui filtre des candidatures à l’emploi, entre très probablement dans cette catégorie visée par la loi.
La LPVPC modernise la LPRPDE, soit la loi de 2000 sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé, dont les amendes plafonnent actuellement à 100 000 $ pour les infractions délibérées. La LPVPC s’inspire largement du RGPD européen tout en conservant une approche canadienne fondée sur la gestion du risque plutôt que sur une liste exhaustive d’obligations.
| Type d’infraction à la loi | Sanction maximale prévue | Comparaison avec la LPRPDE actuelle |
|---|---|---|
| Infractions graves (utilisation non autorisée, défaut de signalement) | Le plus élevé entre 25 M$ ou 5 % du CA mondial | Contre 100 000 $ maximum aujourd’hui |
| Infractions moins graves (manquements procéduraux, registres) | Le plus élevé entre 20 M$ ou 4 % du CA mondial | Contre 100 000 $ maximum aujourd’hui |
Pour une PME québécoise dont le chiffre d’affaires annuel est de 10 M$, une infraction grave au projet de loi C-27 pourrait théoriquement entraîner une sanction de 500 000 $. Ce n’est plus un risque théorique.
Note importante : le projet de loi C-36, déposé en juin 2026 pour succéder au C-27, n'inclut pas de loi distincte sur l'IA. La LIAD décrite ci-dessous est propre au C-27 et sert de référence pour comprendre ce qui avait été proposé. L'encadrement de l'IA dans le C-36 passe par les dispositions sur les décisions automatisées de la LPVPDC.
La Loi sur l'intelligence artificielle et les données est la première loi fédérale canadienne à encadrer l'IA dans le secteur privé. Cet encadrement législatif s’applique aux organisations qui conçoivent, développent, mettent sur le marché ou exploitent des systèmes d’IA dans le cadre d’activités commerciales. La loi crée également un nouveau Commissaire à l’IA doté de pouvoirs d’enquête et de surveillance.
La LIAD vise exclusivement les activités commerciales interprovinciales ou internationales. Les activités gouvernementales et de sécurité nationale sont hors de son champ. Les secteurs commerciaux les plus susceptibles d’être touchés incluent :
Dans le cadre du C-27, la LIAD aurait créé un Commissaire à l'IA doté de pouvoirs d'enquête, d'audit et de recommandation de sanctions, pouvant exiger la communication des registres, ordonner la cessation d'un système problématique et transmettre des cas au Tribunal. Ce rôle a été l'un des points les plus critiqués en comité, notamment pour l'étendue de ses pouvoirs. Le C-36 ne reprend pas ce poste : la surveillance de la vie privée est confiée à la Commission canadienne de la sécurité numérique et de la protection des données.
Dans le cadre du C-27, ce Tribunal aurait rempli deux fonctions : offrir un mécanisme d'appel des décisions du Commissaire et imposer les sanctions administratives pécuniaires. Le C-36 abandonne ce modèle ; ces fonctions sont confiées à la Commission canadienne de la sécurité numérique et de la protection des données, un nouvel organisme dont les membres sont nommés par le gouverneur en conseil plutôt que par le Parlement.
L’adoption massive d’outils d’IA générative (ChatGPT, Microsoft Copilot, Google Gemini, GitHub Copilot) dans les entreprises canadiennes soulève des questions spécifiques que les projets de loi C-27 et C-36 contribuent à encadrer.
Lorsqu’un employé utilise ChatGPT pour rédiger une communication client, ou que Microsoft Copilot accède aux courriels et documents internes d’une organisation, des renseignements personnels de clients, partenaires ou employés sont potentiellement traités par un système tiers. Le projet de loi C-36, qui remplace le C-27, encadre ces usages via ses dispositions sur les décisions automatisées et l’intérêt légitime, plutôt que par une loi dédiée à l’IA. Sous le projet de loi C-27, cela entraîne plusieurs obligations :
Soumettre des données personnelles de clients, d’employés ou de partenaires à un outil d’IA générative sans évaluation préalable est un risque de conformité immédiat, même sous la LPRPDE actuelle et la Loi 25. Des autorités de protection des données en Europe et au Canada ont ouvert des enquêtes sur les pratiques de collecte d'OpenAI.
Pour quiconque a déjà navigué dans le Règlement général sur la protection des données de l’Union européenne, le projet de loi C-27 ressemble à un cousin canadien, avec toutefois des différences notables.
| Aspect | RGPD (Union européenne) | C-27 / LPVPC (Canada) |
|---|---|---|
| Droits individuels | Accès, rectification, effacement, portabilité, opposition | Accès, rectification, effacement, portabilité. Droits similaires |
| Consentement | Intérêt légitime possible sans consentement explicite | Consentement généralement requis; « intérêts commerciaux légitimes » (ICL) plus restreints |
| Encadrement de l’IA | AI Act européen, règlement distinct adopté en 2024 | C-27 : LIAD intégrée (encadrement IA dédié). C-36 : encadrement via décisions automatisées dans la LPVPDC (pas de loi IA distincte) |
| Sanctions maximales | Jusqu’à 4 % du CA mondial | Jusqu’à 5 % du CA mondial (plus sévère) |
| Autorité de contrôle | Une par État membre (ex. : CNIL en France) | C-27 : Commissaire à la vie privée + Commissaire à l'IA + Tribunal. C-36 : Commission canadienne de la sécurité numérique et de la protection des données |
| Applicabilité extra-territoriale | Oui, pour les entreprises hors UE traitant des données de résidents européens | Oui, portée similaire pour les renseignements personnels de résidents canadiens |
Les États-Unis n'ont pas de cadre fédéral sur la vie privée. Pour les organisations canadiennes qui y exportent, la conformité au C-27 facilite les relations avec des partenaires européens soumis au RGPD.
La Loi modernisant des dispositions législatives en matière de protection des renseignements personnels (Loi 25) est déjà en vigueur au Québec. Elle impose à toute organisation qui possède des renseignements personnels de résidents québécois les obligations suivantes : désignation d’un responsable de la protection des renseignements personnels, politique de confidentialité publiée, signalement obligatoire des incidents, droits d’accès et de rectification. Les organisations québécoises conformes à la Loi 25 sont bien positionnées pour le projet de loi C-36 également.
Le projet de loi C-27 touche aussi bien les PME que les grandes organisations. Les PME qui collectent des renseignements personnels de leurs clients, utilisent des outils d’analyse comportementale ou déploient des outils de recommandation sont directement concernées.
Un système d’IA entraîné sur des données historiques reflète les biais de ces données. Si vos décisions passées sous-représentaient certains groupes, votre système d’IA reproduira ce schéma, et vous en serez légalement responsable sous la LIAD. L’évaluation des biais est une obligation légale pour les systèmes à incidence élevée.
Lorsqu’un système d’IA prend une décision qui affecte significativement une personne (refus de crédit, élimination d’une candidature, modification d’une prime d’assurance), cette personne aura le droit de demander une explication et de contester la décision. Les droits fondamentaux des individus face aux systèmes automatisés sont au cœur de la LIAD.
Avant de pouvoir protéger des renseignements personnels, vous devez savoir où ils se trouvent, qui y a accès, pourquoi ils ont été collectés, et combien de temps ils sont conservés. Les étapes pratiques de cet exercice de mise en œuvre comprennent :
Avec le projet de loi C-36 déposé le 15 juin 2026 (troisième tentative de réforme en six ans), la direction est claire : les organisations du secteur privé canadien devront se conformer à des exigences renforcées en matière de protection des renseignements personnels. Le C-36 reprend l’essentiel de ce que prévoyait le C-27, tout en abandonnant la LIAD. L’encadrement de l’IA passe par les dispositions sur les décisions automatisées et l’évaluation d’impact (Sources : Fasken, Norton Rose Fulbright, Canada.ca).
En attendant, la Loi 25 au Québec impose déjà une partie de ces obligations. Les organisations qui s’y sont conformées ont une longueur d’avance significative sur les exigences futures du projet de loi C-36. Et la conformité n’est pas qu’un coût : elle génère de la confiance, protège la réputation, et constitue un avantage concurrentiel durable dans un marché où l’éthique de l’IA est de plus en plus scrutée.
Les organisations qui anticipent, en cartographiant leurs renseignements personnels, en évaluant leurs systèmes d’IA générative, en formant leurs équipes, et en intégrant le privacy by design, seront prêtes le jour J et profiteront d’un avantage concurrentiel réel.
Chez Baseline, notre équipe accompagne les PME et organisations dans l’intégration responsable de l’IA et la mise en œuvre de la conformité : évaluation de la conformité, cartographie des renseignements personnels, conception de systèmes d’IA explicables et auditables, politique d’utilisation des outils d’IA générative, et formation des équipes.
Les questions ci-dessous portent principalement sur le projet de loi C-27 et ses dispositions. Le projet de loi C-36, déposé le 15 juin 2026, modifie plusieurs éléments, notamment la structure réglementaire et l'encadrement de l'IA. Les différences sont signalées au fil des réponses.
Non. Le projet de loi C-27 est mort au feuilleton en janvier 2025. Il n'a aucune portée légale. C'est la LPRPDE fédérale et la Loi 25 au Québec qui s'appliquent. Le 15 juin 2026, le gouvernement a déposé le projet de loi C-36 (Loi visant à protéger la vie privée et les données des consommateurs, LPVPDC), successeur direct du C-27, en première lecture au moment de la publication de cet article.
Le projet de loi C-36, déposé le 15 juin 2026, en est à sa première lecture. Son calendrier d’adoption reste incertain : il devra franchir les étapes parlementaires et son entrée en vigueur est liée à la création de la nouvelle Commission canadienne de la sécurité numérique et de la protection des données, elle-même dépendante d’un autre projet de loi (C-34). Sur le modèle de la Loi 25, une période de transition de 12 à 36 mois est plausible une fois adopté.
La LPVPC s’appliquera aux organisations du secteur privé qui collectent, utilisent ou communiquent des renseignements personnels dans le cadre d’activités commerciales, ce qui couvre la grande majorité des entreprises canadiennes, y compris les PME. La LIAD s’appliquera aux organisations qui conçoivent, développent ou exploitent des systèmes d’IA dans le cadre d’activités commerciales interprovinciales ou internationales.
Par rapport à la LPRPDE (loi de 2000 sur la protection des renseignements personnels, dont les amendes plafonnent à 100 000 $), le projet de loi C-36 (successeur du C-27) introduit : droits d’effacement et de portabilité des données, sanctions jusqu’à 25 M$ ou 5 % du CA mondial, signalement obligatoire des atteintes, transparence sur les décisions automatisées, et une définition légale des renseignements « à caractère sensible ». Différence clé vs le C-27 : le C-36 ne contient pas de loi distincte sur l’IA. Sources : Fasken, Norton Rose Fulbright.
Dans le cadre du C-27, la définition précise devait être établie par règlement. Le C-36 n'inclut pas de LIAD : la notion d'incidence élevée ne s'y retrouve pas sous cette forme. L'encadrement des décisions automatisées passe par la LPVPDC. Les indicateurs généraux : le système affecte-t-il significativement les droits fondamentaux, la santé ou la situation économique d’une personne ? Opère-t-il dans un secteur commercial sensible (santé, emploi, crédit, logement) ? Les erreurs du système peuvent-elles causer un préjudice difficilement réparable ? Si oui à l’une de ces questions, une analyse approfondie s’impose. Important : la LIAD vise les activités commerciales ; les activités gouvernementales sont hors de son champ.
Les étapes prioritaires : (1) cartographier les renseignements personnels collectés et traités, (2) évaluer les systèmes d’IA déployés, (3) mettre à jour les politiques de vie privée et les contrats avec les sous-traitants, (4) rédiger une politique d’utilisation des outils d’IA générative, (5) former le personnel, (6) désigner un responsable de la protection des données, (7) intégrer le privacy by design dans les nouveaux développements. Les organisations déjà conformes à la Loi 25 ont accompli une grande partie de ce travail.
Les infractions graves au projet de loi C-27, soit l’utilisation non autorisée de renseignements personnels, le défaut de signaler une atteinte ou l’exploitation d’un système d’IA à incidence élevée sans les mesures requises, peuvent entraîner des sanctions jusqu’à 25 M$ ou 5 % du CA mondial. Des infractions moins graves sont passibles de sanctions jusqu’à 20 M$ ou 4 % du CA mondial. Ces sanctions sont imposées par le Tribunal après recommandation du Commissaire. C’est une rupture radicale avec les amendes actuelles de la LPRPDE, plafonnées à 100 000 $.